Trophée des Femmes de l’Économie

La journée extra-ordinaire d’une lauréate… pour vous donner envie d’oser candidater !

Je vous l’ai déjà dit, non ? Mais oui je suis lauréate de bronze en innovation sociale depuis le 3 mai dernier. J’ai vécu tellement d’émotions que j’ai envie de vous raconter cette journée. 

Enfin cette journée, plutôt les jours qui précèdent cette journée. Car cette cérémonie démarre par un mail reçu le 9 mars. En résumé, je corresponds au profil recherché par les trophées, et on me demande si j’ai envie de candidater. Un rendez-vous téléphonique est pris avec la personne du mail qui m’explique en quoi consistent les trophées. Bien sûr, je vais candidater. Oui, bien évidemment que j’en ai envie. Premier sentiment qui fait du bien à mon ego : « Moi, je corresponds et on me demande si je veux bien candidater ». D’une traite, je fais mon dossier de candidature. Sentiment de plaisir et de surprise. 

Et la surprise continue de plus belle le 14 avril. Un autre mail m’annonce que je suis nominée… Waouh ! Alors là je commence à rêver et en même temps je me dis « calme toi, nominée ne veut pas dire recevoir un trophée, calme tes ardeurs, redescend sur terre ». Et pourtant si, nominée c’est recevoir un trophée de bronze, d’argent ou d’or. Suspense. 

Mais recevoir un trophée, cela veut dire forcément parler en public Aie, aie, aie, parler en public, difficile pour moi. Un sentiment de trouille m’anime.

Vous me direz « comment toi ? Tu gamberges à l’idée de parler en public alors que tu animes des séminaires à longueur d’année ? ». Et je vous répondrai « oui mais là ce n’est pas pareil, quand j’anime je suis dans ce que je sais faire et ce que j’aime faire et rien ne me fait peur, mais quand il s’agit de parler de moi, ce n’est pas la même histoire, ce n’est pas la même émotion. Je n’ai pas l’habitude de parler de moi devant tant de monde que je ne connais pas en plus ».

Je rêve de cette cérémonie, j’en rêve vraiment, je plane c’est tellement une bonne et belle nouvelle, je rêve de cette cérémonie, je rêve de l’après-cérémonie et des futurs possibles grâce à cette reconnaissance inattendue. Et en même temps je gamberge… je me fais et refais un discours à prononcer. Pour calmer mon stress, j’en parle à tout le monde. Parce que dire aux autres ce qui m’arrive m’aide à me projeter, à me préparer et à déstresser. Et puis cela me fait plaisir de partager cette nouvelle, cela m’aide à sentir que c’est vrai. Tous les jours, j’y pense. C’est tellement inattendu, et fort pour moi. 

Et puis le moment approche, comment vais-je m’habiller ? Je n’ai pas l’habitude de ce genre d’événements. J’ai envie de me faire joli et élégante tout en restant naturelle. Bien évidemment ma garde-robe ne me va pas. C’est décidé, je vais faire le tour des boutiques. Ma fille m’accompagne ou plutôt je lui demande de m’accompagner à m’aider à trouver une tenue. Au bout de toutes les boutiques de Bergerac, ma fille en a ras-le-bol et me dit « si tu continues comme ça, je te lâche, tu te débrouilles ». Bon, je décide de lui faire confiance, moi de toute façon je n’arrive pas à trouver quelque chose qui me plaît (foutu stress), je prends une tenue conseillée par ma fille et par toutes les vendeuses de la boutique que j’ai mis à contribution pendant des heures (sachez que je n’aime pas de manière générale faire les boutiques. Là pour cette occasion ça a duré vraiment trop longtemps).

La veille, je fais mes valises, je prends quand même à peu près toute ma garde-robe au cas où je changerais d’avis. Je n’ai jamais eu une valise aussi chargée pour partir juste une journée. Je m’offre pour l’occasion un joli pendentif pour me porter bonheur. (Sachez que je ne porte en général peu ou pas de bijou et que je ne suis aucunement superstitieuse).

Jour J : arrivée à l’hôtel. Les femmes nominées et les invités sont attendus dès 15h30 au Futuroscope. J’ai une heure pour me préparer tranquille. Et là, c’est la cohorte des actes manqués : le joli chemisier acheté pour l’occasion et jamais porté, a une tache que je tente d’enlever pendant une bonne demi-heure, le pendentif par un geste malheureux se casse en mille morceaux, mes collants se filent, bref tout ce que j’avais prévu de porter tombe à l’eau. Allez méthode Coué : « calme toi, respire, prend plaisir à cette journée, profite et surtout CAAAALLLLLMMMMEEEE TOOOOI ! ».

C’est vrai au fait, qu’est-ce qui me fait stresser à ce point-là. Il y a des choses dans la vie autrement plus stressante que celle-ci. Au fond, c’est le fait d’être reconnue pour ce que je fais qui soulève autant d’émotions. La reconnaissance. On en parle en séminaire, on le dit aux managers que c’est important la reconnaissance. Eh bien là, je suis en train de la vivre en direct. Cette émotion rare qui consiste à être vu et regarder par d’autres. Ce regard qui vous montre non pas que vous êtes important mais que ce que vous faites, vos actions sont reconnues comme étant bonnes (derrière le mot « bonnes » on peut y mettre : légitimes, originales, innovantes, importantes…). Cette reconnaissance arrive à point nommé dans la vie de ma société Usin’Aire. Elle peut même être un point de départ. Elle peut m’ouvrir des portes, me faire passer un cap. le stress, ce sont les enjeux personnels que je mets dans ces trophées. Avant j’avais les ailes dans le dos maintenant ce sont des voiles qui se déploient. 

Enfin, j’arrive au Futuroscope, j’observe et je plonge dans le bain… et là le tourbillon commence, j’ai l’impression de danser. Je rencontre des personnes, je parle, je discute, j’écoute. Je prends le temps de retourner à l’hôtel pour me changer parce qu’il fait froid et que ces « foutues » chaussures me font mal. Et puis je crois que j’ai besoin surtout de m’isoler quelques instants comme n’importe quelle introvertie qui se respecte, de rentrer quelques instants dans ma bulle avant d’aller me faire illuminer par des projecteurs. Bref de rentrer dans la lumière. 

Ça y est, mon nom est prononcé : Lauréate de bronze. Je descends les marches de l’amphithéâtre (et j’ai oublié que j’avais peur de me casser la figure dans les marches avec ces foutus talons hauts) et je m’approche de celles qui me remettent le prix. Je me mets dans la lumière, j’écoute la question que me pose la journaliste, je prends le micro et je me lance dans un discours. Je ne sais pas ce qu’il vaut mais vu les réactions au moment du cocktail, je me dis que j’ai plutôt bien parlé avec engagement, conviction et passion. 

Lors du cocktail, j’ai l’impression d’être droguée, je plane vraiment. L’adrénaline fait ses effets. Je parle à beaucoup de personnes, je vais féliciter d’autres candidates dont les parcours m’ont émue, touchée. Je bois juste un verre parce qu’un de plus je tomberai, ivre. J’oublie de me restaurer. Et je parle et je discute et je fais des rencontres, et j’écoute. Le sourire aux lèvres, un peu béat. 

Retour à l’hôtel, j’envoie quelques messages à ceux et celles qui me tiennent à cœur. Le lendemain la réalité me rattrape, j’ai un rendez-vous avec un client et des heures de route à faire pour retourner chez moi.

Cela fait 2 jours que cette cérémonie est passée, je plane toujours autant. Grâce à ce cadeau inattendu, des futurs possibles s’ouvrent. Déjà des effets concrets se font ressentir, des personnes m’appellent. Le futur possible est déjà au présent.

En bref, intensité, émotions, joies, plaisir et bien sûr un peu, beaucoup de stress… mais une expérience à vivre et à savourer pleinement.

Alors mesdames, vous qui me lisez, lancez-vous ! Candidatez ! Stressez si vous voulez ! Mais mettez-vous dans la lumière !

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Les Trophées des Femmes de l'Economie

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